De nombreuses études mettent en relief la motivation innée des enfants et nourrissons pour entrer en contact avec leur environnement.
Très jeunes, ils développent des comportements et des expressions d’émotions proches de ceux qui s’occupent de lui. Cela joue un rôle dans l’apprentissage cognitif et surtout social.
Les bébés avec autisme ont des particularités au niveau de leurs réactions aux autres. Ensuite, c’est de manière atypique qu’ils entrent en contact avec de grandes difficultés à partager leurs jeux et émotions.
Leurs altérations en terme de reconnaissance de stimulations émotionnelles et de situations sociales peuvent être assez faibles mais, la reconnaissance des émotions chez les autres est beaucoup plus difficile.
Cela se passerait au niveau du cerveau puisque certains professionnels ont noté une hypoactivité des zones cérébrales relatives à la perception des émotions.
Il semble que nous naissons avec un schéma déterminé d’expressions faciales, vocalisations et gestes servant à exprimer des émotions. Ce serait la base d’une relation réciproque. Les enfants avec autisme n’ont pas ce schéma universel, même leurs vocalisations seraient différentes, compréhensibles par leurs parents car ils s’adaptent à elles.
Les enfants avec TED auraient les bons gestes pour régler le comportement des autres mais n’auraient pas les gestes pour exprimer leurs émotions. Regarder et interpréter les expressions faciales est très difficiles pour eux. Ils peuvent apprendre mais cela restera compliqué et non spontanée. Résultat, leurs capacités à s’adapter sont diminuées. Un certain nombre de leurs problèmes comportementaux semblerait découler de cette surstimulation avec une envie de se protéger. Les personnes avec autisme sont envahies d’émotions mais ne les comprennent pas, n’arrivent pas à les gérer: cela créé une instabilité émotionnelle.